Institut de Cardiologie Personnalisée Lyon 


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Comment diagnostiquer la syncope ?

Découvrir la cause de la syncope


 

  • Comment les médecins diagnostiquent-ils la syncope ?

Comme nous l’avons déjà expliqué, la syncope peut avoir diverses origines et de ce fait le pronostic varie. Il est primordial de découvrir la véritable cause de la syncope, non seulement afin d’anticiper de futurs épisodes mais aussi afin de décider du traitement le plus adapté.

Le diagnostic consiste tout d’abord en une évaluation clinique qui, si elle se révèle insuffisante, sera suivie d’examens plus approfondis. L’évaluation clinique se déroule en plusieurs étapes : étude des antécédents médicaux, auscultation, mesure de la pression artérielle en clinostatisme (position couchée) et en orthostatisme (position debout) et réalisation d’un électrocardiogramme. Il est nécessaire de rassembler des renseignements précis sur les conditions dans lesquelles la syncope s’est produite ainsi que sur les antécédents cliniques afin d’établir un portrait complet du patient. Il est surtout important de savoir s’il existe des cas de mort subite dans l’entourage du patient, s’il souffre d’une maladie cardiaque et s’il suit un traitement.

  • Qu’est-ce que la syncope de cause indéterminée ?

Chez un nombre considérable de patients (environ 20%), il n’est pas possible de déterminer les causes précises de la syncope, même après des examens poussés. Dans de tels cas, on parle de syncope de cause indéterminée. Si les examens ne révèlent aucune maladie cardiaque, le pronostic est généralement bénin, comme pour la syncope neurocardiogénique. Les tests médicaux

 

Tests les plus fréquents dans l'étude de la syncope

 

  • Quels sont les tests les plus fréquents dans l’étude de la syncope ?

* L’électrocardiogramme : il permet de repérer toute anomalie cardiaque, en particulier les troubles du rythme. Ce test est simple, peu coûteux et très utile, et devrait être effectué chez tous les patients ayant déjà fait une syncope.

* La mesure de la pression artérielle en clinostatisme et en orthostatisme : elle montre les variations de la pression artérielle quand une personne passe de la position couchée à la position debout. Elle est utilisée pour diagnostiquer la syncope orthostatique.

* Le massage du sinus carotidien : il consiste à exercer un pression de courte durée (5 à 10 secondes) sur les artères du cou (à droite puis à gauche). Il permet de diagnostiquer la syncope par hyperexcitabilité du sinus carotidien.

* Le test d’inclinaison : il reproduit les conditions de circulation responsables du réflexe vasovagal à l’origine de la syncope du même nom. Le but de ce test est donc de faire en sorte que le patient fasse une syncope spontanée afin de diagnostiquer une syncope vasovagale. Au cours du test, le patient est allongé sur un lit auquel il est attaché par des sangles ; le lit peut passer de la position horizontale à verticale. La pression artérielle et le rythme cardiaque sont soigneusement contrôlés pendant toute la durée du test. Ce test se déroule en deux étapes : dans un premier temps (étape non-pharmacologique), le patient doit rester couché pendant au moins 20 minutes, le lit incliné à 60°. Dans un second temps, d’une durée maximale de 15 minutes, il reçoit un médicament qui active le réflexe syncopal (étape pharmacologique).

Il existe deux traitements : la nitroglycérine (un vasodilatateur fréquemment utilisé dans le traitement des crises cardiaques), sous la forme d’un spray pulvérisé sous la langue, et l’isoproterenol (qui stimule la fréquence cardiaque), injecté dans les veines.

* L’échocardiogramme : il permet d’obtenir des images très précises du cœur et de détecter d’éventuelles anomalies structurelles du muscle cardiaque, des valves et des vaisseaux. Ce test non invasif est primordial pour détecter et/ou écarter toute maladie cardiaque.

* L’enregistrement électrocardiographique continu : il est utilisé pour évaluer le comportement du rythme cardiaque lors d’une syncope spontanée. Ce test est recommandé en cas de suspicion de syncope par trouble du rythme.

 

Divers instruments sont utilisés selon la fréquence des épisodes de syncope :

- Holter : des électrodes sous appliquées sur la peau du patient et reliées à un enregistreur portable afin de surveiller l’électrocardiogramme sur 24 ou 48 heures.

- Le moniteur ECG externe : ce dispositif est semblable au Holter et permet de contrôler l’électrocardiogramme pour une durée pouvant aller jusqu’à 4 semaines.

- Le moniteur ECG implantable : il s’agit d’un petit appareil de la taille d’un briquet permettant l’enregistrement électrocardiographique. Il est implanté sous la peau à gauche du sternum grâce à une petite incision réalisée sous anesthésie locale et permet de surveiller l’état du patient sur une période allant jusqu’à 2 ans.

 

* L’étude électrophysiologique : elle est utilisée pour évaluer le fonctionnement du « système électrique » cardiaque, à l’origine d’un rythme cardiaque normal. Deux cathéters ou plus sont introduits sous anesthésie locale par les veines de l’aine jusqu’au cœur, où ils enregistrent l’activité électrique du cœur. Ce test invasif nécessite une hospitalisation et aide à comprendre si la syncope est due ou non à un trouble du rythme cardiaque (syncope par trouble du rythme) Tests complémentaires : d’autres tests sont menés, sur certains patients uniquement, comme des tests sanguins, un électroencéphalogramme, un écho-Doppler des artères du cou, une tomodensitométrie et une IRM cérébrales.