Institut de Cardiologie Personnalisée Lyon 


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Suivi médical des syncopes

Bénéficier d'un suivi médical face à la syncope

 

  • Des bilans réguliers sont-ils nécessaires ?

Si le diagnostic confirme une syncope cardiaque ou cérébrovasculaire et que le patient est porteur d’un pacemaker ou d’un défibrillateur automatique, ou s’il a subi une ablation par cathétérisme ou une opération chirurgicale, alors des bilans réguliers doivent être programmés. Si le diagnostic confirme une syncope neurocardiogénique ou orthostatique, des bilans complémentaires seront planifiés uniquement en cas de syncopes fréquentes ou d’intolérance au traitement prescrit. Dans tous les cas, pour que le traitement soit efficace, vous devez :

- toujours informer votre médecin de tout nouvel épisode et de tous les effets secondaires dus au traitement,

- écarter, après en avoir parlé avec votre médecin, tout doute éventuel concernant le diagnostic et le traitement

 

  • Comment se comporter au quotidien ?

Une fois l’origine de la syncope établie et le traitement adapté prescrit, le patient peut mener une vie normale. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire que le patient restreigne ses activités professionnelles et sociales.

  • Existe-t-il des problèmes liés à la conduite ?

Les syncopes sont rarement à l’origine d’accidents de la route. Il n’y a donc pas de restrictions particulières pour les patients souffrant d’épisodes de syncope, surtout quand ces derniers sont rares, cliniquement bénins et ne sont liés à aucune maladie cardiaque. Dans tous les autres cas, l’origine de la syncope doit être établie avant que le patient puisse conduire à nouveau, et un traitement spécifique destiné à prévenir les récidives doit être mis en place.

Cependant, le médecin doit soigneusement évaluer la capacité du patient à conduire des véhicules de transport public avant de lui en donner l’autorisation. Les patients venant juste de se faire implanter un pacemaker ou de subir une ablation par cathétérisme doivent attendre au moins une à deux semaines avant de conduire à nouveau ; quant aux patients chez qui on a récemment implanté un défibrillateur automatique, ils doivent consulter leur cardiologue qui leur dira s’ils peuvent conduire à nouveau, et à partir de quand. Enfin, si le patient a subit une opération, c’est le chirurgien qui déterminera le moment de la reprise de la conduite.

  • Existe-t-il des contre-indications à la pratique sportive ?

Si le patient souffre d’une maladie cardiaque, c’est cette dernière qui posera les limites à la pratique d’une activité sportive. Pour le patient ne souffrant pas de maladie cardiaque, la pratique modérée de l’aérobic est autorisée et même recommandée. Il peut même participer à ces compétitions sportives si elles ne lui font courir aucun risque. Cependant, les sports à risque, comme les courses de moto, la plongée et l’escalade sont à exclure.